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| Édition La rentrée scolaire 2010 |
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Ce mois-ci :
ÉDUCATION
Du primaire au secondaire,
parents et élèves font la paire!
SOCIÉTÉ
Des garçons plus forts…
que les stéréotypes
RÉPERTOIRE
Des activités
parascolaires
ÉDUCATION
Retour à l’école…
Trucs et astuces pour
les devoirs et les leçons
[ archives ]
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Oh!Bébé 2010
EN ROUTE POUR LA MATERNITÉ?
Ce que vous devez savoir avant l’accouchement
L’ANGOISSE DE LA SÉPARATION OU LA CRISE DES 8 MOIS:
un passage vers l’autonomie
LA DOULEUR DE L'ACCOUCHEMENT,
une bonne messagère
On te prépare un petit frère
OU COMMENT GÉRER LA RIVALITÉ FRATERNELLE
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le vendredi 10 septembre 2010 | 03:25 |
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par Marie-Hélène Proulx |
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Danser hors des sentiers battus |
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Quand on dit que Montréal est une ville multiculturelle, on pense avant tout aux grands festivals et aux restos de quartier qui permettent de découvrir toutes les cultures du monde. Mais vivre dans une ville qui vibre au rythme du monde, cela peut vouloir dire aussi qu'il existe une multitude de manières d'apprendre à communiquer, à écouter, à créer et à se transmettre différentes valeurs par la manière dont nous nous mettons en mouvement et nous nous situons dans le monde par notre corps...
... Ainsi, à Montréal, aujourd'hui, la fusion est à l'honneur, et ce, pour tous les âges. Pour s'en convaincre, on n’a qu'à entrer dans le salon marocain du Studio Danse Montréal et à laisser son cœur s'y balancer entre les cours de danses afro-haïtienne, africaine, brésilienne, indienne ou de baladi. Les enfants, quant à eux, y ont droit à des cours de danse percussive et créative et à des cours de hip-hop. À quelques rues à peine, on retrouve aussi des écoles de swing, de salsa, de danse et de musique afro-péruvienne, qui consacrent toutes une partie de leur énergie à apprendre la danse aux enfants.
Entre discipline et créativité
En constatant la naissance de cette « génération spontanée » d'écoles de danse de tous les styles, je m'attendais à un enseignement de base, et plutôt léger, des différentes tendances culturelles en vogue. Pourtant, que ce soit dans les cours de swing et d’éveil musical que Myriam Baril enseigne aux 3 à 8 ans de l'école Swing Connexion ou dans ceux de hip-hop que Caroline Rochefort enseigne aux 6 à 11 ans au Studio Danse Montréal, les références aux grandes théories actuelles sur la danse créative apparaissent constamment. Il faut dire que toutes deux ont une formation de niveau universitaire en danse ou en musique et que certaines écoles valorisent beaucoup l'approche créative, surtout avec les enfants.
« Au début, ils sont gênés, mais la seule manière de leur faire découvrir l'espace, c'est de les inviter à courir et à jouer », résume aussi Tania Zubieta, directrice artistique de la troupe afro-péruvienne Esencia del Perú. Avec Caroline, on commence par courir, « comme si on était en retard pour l'école », pour ensuite continuer en laissant aller son imaginaire en gambadant comme son animal préféré. Dès que l'atmosphère se réchauffe, Caroline invite les élèves à prendre leur place. Youri, le plus jeune du groupe, y bondit sans réserve, tandis que les autres, plus timides, n'osent pas. Mais qui mieux qu'un prof de danse pour comprendre l'importance de respecter le rythme de chacun, surtout dans un processus créatif qui éveille parfois quelques angoisses? « Avec le temps, les enfants ont pris confiance en eux et sont parvenus à intégrer des mouvements qu'ils aimaient. Ils ont vraiment apprécié cela », confie-t-elle.
Aujourd'hui, j'ai justement l'occasion d'assister à la chorégraphie que les enfants préparent depuis un mois, dans le cours de hip-hop, et qui combine une partie que le professeur a composée à d'autres parties créées par les enfants. Après une répétition où Caroline va d'un groupe à l'autre qui, chacun, prépare une partie différente, pour inciter les plus téméraires à la prudence, la présentation commence : d'un côté, un groupe a opté pour une création plus conforme à ce que proposent parfois les troupes de ballet jazz, tandis que pour un autre groupe, la musique est devenue une matière servant à rythmer les acrobaties et les jeux des enfants. « Ils apprennent à faire des pyramides, comme à l'école », m'explique Caroline.
Pour Caroline, préserver cette atmosphère détendue et axer le cours sur l'aspect ludique demeure une priorité : « Ça reste une activité du samedi, l'important, c'est de maintenir le plaisir de bouger. Il faut leur laisser le temps de s'amuser. Le temps où ils devront performer viendra bien assez vite. » Elle admet toutefois que la possibilité qu'offre un spectacle de partager ce qu'ils font avec leurs parents constitue une source de fierté non négligeable pour l'apprentissage. « Cela permet aussi aux parents d'avoir une meilleure idée de ce qui se passe avec leur enfant », remarque Myriam.
Socialiser et partager sa culture
Dans plusieurs autres cas, les enfants confient avoir été initiés à un style de danse par un grand frère, une grande sœur ou un parent. Quoi qu'il en soit, le soutien du parent ou de la famille joue un rôle important, ne serait-ce que dans le choix de l'école, déterminé le plus souvent à partir du bouche à oreille, surtout dans les petites communautés ethniques : « Je viens ici pour apprendre les danses et les rythmes de mon pays. Ma sœur a pris des cours et ensuite mes amis. Je suis contente », s'exclame Marina, 13 ans, qui pratique la danse afro-péruvienne. Ce qu'elle apprécie dans la danse, c’est l'occasion de bouger, de s'approcher de la culture, mais aussi de se trouver un groupe d'appartenance. « On est proches, on s'entraide, on est comme une famille », mentionne-t-elle.
Cette solidarité autour des cours semble encore plus forte lorsque ceux qui les fréquentent ont des racines culturelles communes qu'ils veulent partager. Pour Josée Villagomez, par exemple, parent d'enfants de la troupe Esencia del Perú, la seule au Québec qui se consacre à l'art afro-péruvien, son implication, semaine après semaine, « est avant tout un moyen de continuer à montrer sa culture pour ne pas perdre son bagage, une façon aussi d'exprimer ses valeurs, son héritage », et cela est d'autant plus intéressant qu'il constate le plaisir que ses enfants prennent à la chose. « Le fait de gagner la faveur des enfants attire non seulement leurs amis, mais aussi parfois des parents », constate Tania, qui a, dans cette troupe, plusieurs parents d'élèves. Ceux-ci ont créé ensemble un véritable réseau social : ils profitent des cours des petits pour se retrouver et organisent même plusieurs d'activités ensemble hors des pratiques formelles.
La vocation que se sont donnée Tania et Evens Bonègre, en tant que directeurs artistiques de la troupe, va d'ailleurs au-delà des rencontres sociales et des spectacles. Ils offrent également des ateliers de percussion au primaire et au secondaire. Evens, le professeur des jeunes de la troupe, leur enseigne également l'histoire qui a favorisé l’émergence de leur musique, par un métissage de sonorités africaines et espagnoles, dans un contexte d'esclavage où la danse était proscrite et où les esclaves ont contourné la loi en utilisant des boîtes de fruits comme percussion, boîtes qui sont devenues leur instrument traditionnel. « On leur apprend à en jouer et on leur explique qu'il faut garder les pieds bas en dansant parce qu'à l'époque, les esclaves ne voulaient pas se faire remarquer », décrit Tania.
Émilio Rivas, professeur et directeur artistique de l'école Soy Salsa, danse depuis qu'il est petit. En arrivant ici, il a également cherché, dans la danse, un moyen de transmettre sa culture tout en s'amusant. Il enseigne la salsa depuis plusieurs années, dans les centres communautaires et les écoles secondaires, aux élèves et aux profs. Bien que les origines de la salsa proviennent d'une fusion entre plusieurs cultures (new-yorkaise, cubaine, afro-antillaise), il croit que pour vraiment se mettre dans l'esprit d'une danse, il faut aussi baigner dans son atmosphère et sa sentimentalité, même si elle reflète parfois, elle aussi, la nostalgie d’époques de misère, et même un certain machisme.
Grandir en dansant
Mais le désir de transmettre son histoire n'est pas que le lot des peuples opprimés ou venus d'ailleurs. Maryse, par son école de swing, tente également de faire appel à une part de l'histoire, celle des rythmes de rock-and-roll qui ont fait la joie des grands-parents des petits Québécois d'aujourd'hui : « On essaie de transmettre l'héritage des grands classiques du genre. » Toutefois, comme Myriam s'adresse aux tout-petits, elle doit d'abord leur apprendre les rudiments du rythme. Après un moment d'exploration des instruments, la classe entreprend un jeu de chaises musicales que chacun accompagne de sa percussion. Bien que les consignes ne soient pas toujours faciles à saisir, le jeu en vaut la chandelle : les enfants apprennent drôlement vite des mouvements complexes et, lorsqu'ils y parviennent, ils n'hésitent pas à s'applaudir. « Ce qu'il y a de bien lorsqu'on enseigne à des enfants, c'est qu'ils montrent ce qu'ils aiment, ils sont très expressifs », explique Émilio à propos de ses élèves. Selon lui, les enfants sont aussi capables d'apprendre que les adultes, et même parfois plus, lorsqu'ils sont motivés, mais ils veulent davantage s'amuser. « Leur mémoire est plus fraîche et les pas sont parfois retenus plus rapidement, mais ils ont moins de repères que les adultes », précise Tania. Résultat : la concentration est plus difficile à tenir, surtout pour les plus jeunes et les moins familiarisés aux habitudes de la troupe.
Les groupes multi-âges permettent néanmoins de contribuer, comme dans les maisonnées d'autrefois, à l'autonomie des plus petits qui observent les plus grands. Lorsque les jeunes persistent, le temps fait aussi son œuvre, comme dans le cas des jeunes de la troupe afro-péruvienne, qui font preuve d'une souplesse étonnante. Les tout-petits ont aussi plus d'aisance à laisser tomber leurs inhibitions et dans un contexte de danse créative, les élèves n'hésitent pas à dépasser quelques limites et à se mettre à quatre pattes pour éprouver leurs inventions. Pour certains enfants, les bénéfices de cet exutoire que peut devenir la danse sont énormes. « Dans notre troupe, nous avons un petit hyperactif, raconte Tania. Pour lui, la danse est devenue un excellent moyen de se défouler et de catalyser ses énergies. » Cette insouciance ne signifie pas pour autant qu'ils prennent la danse à la légère. « Il faut savoir bien danser, pas niaiser », répond Victor, un danseur de swing de quatre ans, lorsqu'on lui demande si la danse est un jeu ou du sérieux.
Caroline croit toutefois que tout le défi d'un bon enseignement d'un art créatif se situe dans l'aptitude à accorder le style de la danse avec le caractère des enfants, leurs goûts, leur personnalité, encore plus que dans la technique. « Ça finit par être facile à saisir, si on les observe un peu. Un bon prof de danse est avant tout un excellent pédagogue. » À entendre les différents professeurs, il ne s'agit pas là seulement d'une exigence esthétique, mais bien d'une nécessité pour préserver une ambiance agréable, malgré les demandes de pause pipi et les enfants qui manifestent le besoin de se retirer un moment : « Certaines semaines, ils écoutent; d'autres, ils sont fatigués et je dois me réorganiser à la dernière minute et laisser tomber les activités que j'avais prévues », précise Myriam. « Il faut être très flexible, si les enfants n'aiment pas, ils deviennent indisciplinés », affirme Émilio. D'autres n'attendent pas nécessairement de permission et Amiel, un des élèves de Caroline, est prêt à se mettre sur la tête tout de suite en commençant le cours. Caroline lui fait signe de s'arrêter : « Attention! Si tu veux pouvoir danser jusqu'à 70 ans! » Pour garder l'attention des enfants, les professeurs doivent constamment maintenir le mouvement. Selon Tania, lorsque des chorégraphies sont prévues, l'ajout constant de nouveaux mouvements peut également briser l'effet de routine.
Les professeurs doivent demeurer d'autant plus attentifs que les enfants ne se développent pas tous à la même vitesse. Certains peuvent évoluer très vite, tout à coup. « Il faut savoir les ramener à l'ordre sans trop mettre de pression, rester proche d'eux et parfois, pas trop pour ne pas perdre l'autorité. Je dois quand même les pousser un peu pour éviter qu'ils ne deviennent paresseux, cela leur permet de réaliser qu'ils peuvent faire des choses plus difficiles », explique Émilio, dont la troupe de préados offre souvent des prestations. Les jeunes artistes d'Esencia del Perú, qui ont déjà présenté des spectacles sur les scènes du Festival de Jazz, de celui de Lanaudière ou du Musée de la Civilisation, ont su surmonter leurs difficultés techniques et leur angoisse avec un certain bonheur. Marina, 13 ans, a même su y trouver une source de fierté et de confiance en soi : « Avant un spectacle, c'est très stressant, mais une fois que c'est parti, on s'amuse. » « Sur scène, on s'amuse, les spectateurs ne connaissent pas les pas de notre chorégraphie et ils applaudissent de toute façon, mais les entraînements, c'est sérieux, même si on s'amuse parfois », renchérit Arturo, 12 ans. De plus, en prenant de l'assurance, les enfants commencent à y aller de leurs propres suggestions sur les contenus des chorégraphies, ce qui peut parfois donner lieu à des résultats surprenants.
Des filles et des garçons
« Il y a un engouement pour les danses de couple en ce moment, c'est considéré comme une bonne façon d'entrer en contact avec les gens », remarque Maryse, à propos de ses danseurs adultes. Mais il semble que les enfants cherchent aussi, dans la danse, un moyen de se rejoindre. Émilio constate que l'intérêt suscité par les jeunes filles finit souvent par attirer les garçons : « Les petites filles latines de 10 à 13 ans savent habituellement danser et se sont souvent elles qui attirent les garçons, plus gênés, surtout au début. » La perspective de bouger les hanches rend aussi les jeunes garçons plus difficiles à recruter pour les cours de danse afro-péruvienne. Par contre, dans les danses où l'aspect aérobique ou acrobatique est plus mis de l'avant, comme le hip-hop ou le swing, il semble qu’il soit moins problématique de susciter l'intérêt des jeunes garçons : « Je me trouve bien chanceuse d'avoir des garçons aussi expressifs. Je n'ai jamais vu ça. C'est peut-être à cause de la musique », remarque Myriam.
Toutefois, avec les enfants, cet aspect de la danse « avec un groupe » ou « en couple » doit être intégré avec beaucoup de doigté, car les enfants de trois à cinq ans sont portés à agir de manière plutôt individuelle, ce qui amène Myriam à privilégier le solo avec eux. Ensuite, de sept à neuf ans, la pudeur amène de nouvelles barrières entre les garçons et les filles. Mais l'acceptation du regard commence en premier lieu avec celui que l'on porte sur soi. Selon Myriam, « Les enfants trouvent cela drôle de se voir danser devant le miroir, mais je trouve important qu'ils se voient. »
Un défi supplémentaire s'ajoute lorsque arrive le temps des danses en couple : « Ils sont parfois gênés au début, surtout les filles qui veulent moins danser proches des garçons lorsqu'elles prennent de l'âge, tandis que les garçons, eux, gagnent en assurance en vieillissant. On essaie alors de varier les couples. Plus ils se connaissent, plus c'est facile. C'est une danse à deux, ça prend de la complicité », explique Tania. « On explique aux enfants que tout ça, les sourires et les jeux de hanches, c'est du théâtre. On a même déjà invité un acteur pour qu'il les aide à se préparer pour le spectacle », ajoute-t-elle. Mais Caroline a pu constater que l'acceptation doit aussi être travaillée dans le cadre d'équipes de plus de deux : « Les enfants de mon groupe se sentent bien ensemble. Au début, certains hésitaient, à propos de la chorégraphie, parce qu'il y avait un plus petit dans leur groupe, mais je leur ai proposé de tirer avantage de sa légèreté pour créer, et c'est ce qu'ils ont fait! »
Par contre, la question de laisser mener le garçon dans la danse en couple semble soulever moins de résistances chez les enfants que chez les adultes. Mais ne peut-on pas craindre que les enfants, en s'imprégnant de la culture hip-hop ou latine, en empruntent aussi les contours un peu plus machos? « Les enfants savent déjà, en partant, que pour aller dans la même direction, il doit y avoir un partenaire qui mène et que dans la danse latine, c'est le garçon », observe Émilio. Et dans la classe de Caroline, les enfants sont visiblement trop occupés à parler de leur fin de semaine ou de leurs amis pour en venir à ressasser des vieux préjugés sexistes.
Selon Caroline, la philosophie du hip-hop, qui prône l'acceptation, contribuerait plutôt à l'ouverture des élèves envers les autres, au-delà de la barrière des sexes, de l’âge et des cultures, même s'il y a encore du travail à faire pour reformuler de manière positive les questions et les commentaires qui témoignent de jugements inappropriés. Une bonne écoute des propos, en apparence banals, que les enfants évoquent durant le cours, peut aussi ouvrir la porte à un retour sur le cours ou encore ramener l'accent sur le plaisir. « À la fin des cours, je leur demande ce qu'ils ont aimé », ajoute Myriam.
Et pour l'avenir?
Certains, comme Marina, rêvent de connaître d'autres danses latines, alors que ses camarades Arturo (12 ans) et José (10 ans) rêvent de devenir un jour professeurs. Il faut dire qu'ils grandissent dans un milieu qui caresse pour eux de grandes ambitions. « Ce que j'aimerais, c'est leur donner le goût de continuer jusqu'à l'âge adulte, pour pouvoir prendre la relève », mentionne Tania.
Toutefois, certains jeunes pensent l'avenir à plus court terme : Henrick, huit ans, prévoit que, quand il sera grand, il dansera le swing avec une partenaire et qu’il montrera à danser à sa mère. Il fait pourtant partie de ces perles rares, avoue Myriam, que le talent et le sérieux pourraient mener très loin. En effet, selon ces différents professeurs, il n’est plus nécessaire de suivre toujours le parcours classique pour faire sa place dans la danse : « Même la danse de rue a mené certaines personnes jusqu'au Cirque du Soleil », affirme Myriam. « Un enfant doué peut aller loin en danse, surtout si ses parents son prêts à s'intéresser à la compétition et à l'envoyer dans une école connue », pense aussi Émilio.
Mais comment se dessine l'avenir de la danse parmi cette profusion d'écoles? Ce qui est évident, pour les professeurs, c’est que la plus grande médiatisation de la danse dans les émissions de variétés et les vidéos a contribué à démocratiser la danse, à l'intégrer davantage au loisir et à mettre de l'avant la variété des styles. Le climat d'entraide et d'ouverture de notre belle ville multiethnique offrirait aussi un maximum de chances aux directeurs artistiques déterminés et aux professeurs compétents : « On travaille avec les écoles des alentours et on se recommande des étudiants. Nous sommes l’une des villes les plus ouvertes pour la collaboration entre écoles », explique Maryse, proprio de Swing Connexion. Encore reste-t-il à savoir quelles écoles franchiront la barrière de la nouveauté et, surtout, lesquelles conviendront le mieux à chaque enfant : « De plus en plus, les écoles organisent des portes ouvertes qui permettent aux petits et grands de tâter le pouls de l'attitude du professeur et du plaisir que prennent les enfants. C'est peut-être l’un des meilleurs moyens de faire connaissance», comme le suggère Myriam.
Alors, qui osera faire le premier pas?
Merci à :
Tania Zubieta, directrice artistique, et Evens Bonègre, directeur artistique et professeur de la troupe afro-péruvienne Esencia del Perú, www.esenciadelperu.com
Myriam Baril et Maryse Lebeau de Swing Connexion, www.swingconnexion.com
Caroline Rochefort, professeure de hip-hop ainsi qu’Anne-Josée Grégoire et Mohammed Mhirit de Studio Danse Montréal, www.studiodansemontreal.com
Émilio Rivas, professeur et directeur artistique de Soy Salsa, www.soysalsa.com
Ainsi qu'à tous leurs jeunes danseurs
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